Marchés financiers

La titrisation

Pour comprendre la titrisation, il faut remonter à l’éthymologie du mot “TITRI…SATION”, en anglais “SECURITI…SATION” … En effet, la notion de “titre” ou “security” en anglais est capitale pour la compréhension de ce processus d’ingénierie financière.

La titrisation est donc une technique de refinancement des entreprises (le plus souvent des banques) qui permet de céder des actifs financiers à un véhicule de titrisation (Fonds Commun de Titrisation – FCT ou Special Purpose Vehicule – SPV, en droit anglo -saxon). Les actifs financiers cédés au véhicule de titrisation peuvent être des créances, des dettes ou même des factures selon l’activité et/ou la stratégie du cédant. Une fois la cession de ces actifs est effectuée en faveur du fonds, ce dernier va ensuite émettre des obligations appelées communément “Asset Back Security” ou ABS qui seront négociées sur les marchés financiers.

C’est alors que rentre en jeu, les investisseurs qui peuvent acheter ces obligations et ensuite les échanger sur les marchés. Il est important de noter que l’achat de ces titres génèrent des cash-flows en faveur de l’établissement initiateur ou du cédant. Pour la petite histoire, il faut rappeler qu’il existe tout un processus de structuration financière et technique autour de cette mécanique à la croisée du droit, de la comptabilité, de la finance sans oublier l’apport du management des systèmes d’information.

Il existe plusieurs types de titrisations : la titrisation classique ou cash et la titrisation synthétique. Ces différents mécanismes, beaucoup prisés par les banque, fait intervenir plusieurs acteurs : des banques arrangeuses, des cabinets d’avocat, de conseil et d’audit, une société de gestion, un rehausseur le cas échéant, un dépositaire, un fonds (société ad hoc) et les agences de notation. N’oublions pas surtout le rôle prédominant de l’investisseur sans lequel le financement de l’opération ne pourrait avoir lieu sur les marchés financiers.

Voici présentés de façon sommaire, les principaux aspects de la titrisation de mon point de vue.

Pour aller plus loin, il va falloir explorer les causes profondes de la crise des subprimes (2007-2008) qui ont engendré la faillite de la quatrième banque d’investissement américaine Lehman Brother et comprendre comment cet outil de refinancement a pu engendrer une crise planétaire.

Je vous invite à lire ma prochaine publication « Titrisation en Europe : Le dispositif réglementaire mis en place après la crise des subprimes permettra-t-il d’éviter de nouvelles crises ? » qui met en exergue le rôle du régulateur et l’évolution du dispositif ex post crise des subprimes en matière de titrisation.

Léandre LALLIER.

CEO de TMG Consulting

Mai 2017.

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